», « Qu’est-ce donc qu’une majorité prise collectivement, sinon un individu qui a des opinions et le plus souvent des intérêts contraires à un autre individu qu’on nomme la minorité ? La majorité vit … », Démocratie comme dictature de la majorité, Loi allemande des pleins pouvoirs de 1933, Alexis de Tocqueville : « La tyrannie de la majorité », extrait du tome I de, Conférence Isaiah Berlin : Les valeurs libérales en période difficile, La place du juge constitutionnel dans la vie publique, https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Tyrannie_de_la_majorité&oldid=176081905, Portail:Sciences humaines et sociales/Articles liés, licence Creative Commons attribution, partage dans les mêmes conditions, comment citer les auteurs et mentionner la licence. Définition : Appareil politique absolu, détaillé, prévoyant et doux, qui sous le couvert du règne de la … De même, les vieilles femmes ne tiennent aucun compte de l’avis des jeunes femmes, voire des jeunes hommes parce qu’elles ont pour elle la majorité du peuple des femmes qui gouvernent dans l’Assemblée des femmes. Quand donc je refuse d'obéir à une loi injuste, je ne dénie point à la majorité le droit de commander; j'en appelle seulement de la souveraineté du peuple à la souveraineté du genre humain. Et ces individus détenteurs de la toute-puissance peuvent alors s’en servir contre les citoyens de la minorité. Une des réflexions qui m’a toujours bien fait rire porte sur la démocratie. vivre sous d'autre lois. Ce serait une grave erreur d'assimiler la légitimité à la seule « volonté souveraine » ou à la seule règle de la majorité, à l'exclusion d'autres valeurs constitutionnelles[13]. Sinon, il doit être une troisième fois reconnu qu’il est une loi à laquelle la voix populaire doit déférer. Leur résolution pourrait-elle être justifiée ? Alexis de Tocqueville est la figure de proue du libéralisme en philosophie politique. dont il applique les lois? Il affirme : « Les démocraties sont naturellement portées à concentrer toute la force sociale dans les mains du corps législatif. Pour moi, je ne saurais le croire ; et le pouvoir de tout faire, que je refuse à un seul de mes semblables, je ne l’accorderai jamais à plusieurs[5]. ISBN: 9782851973542. Ces risques ont en particulier été évoqués par les penseurs libéraux. Pour lui, il faut empêcher la toute-puissance de la souveraineté du peuple par des contre-pouvoirs. que je refuse à un seul de mes semblables, je ne l'accorderai jamais à plusieurs. »[citation nécessaire]. Supposez, une fois encore, que tous les hommes ayant un revenu annuel de moins de 50 livres sterling résolussent de réduire à ce chiffre tous les revenus qui le dépassent et d’affecter l’excédent à des usages publics. S’installe alors une sorte de servitude douce, la tyrannie d’une majorité – nécessairement oppressive à l’égard de la minorité – qui s’en remet à l’État tout-puissant, à charge pour lui d’étendre l’égalité des conditions et de veiller à la vie paisible et à la prospérité de chacun. Prenons le cas canadien. Ils ne sauraient en transgresser les dispositions : en effet, leur seul droit à l'autorité qu'ils exercent réside dans les pouvoirs que leur confère la Constitution. 13 thoughts on “ Démocratie, tyrannie des minorités, paradoxes de la majorité ” Ping : iPhilo » Démocratie, tyrannie des minorités, paradoxes de la majorité piquet 23 juillet 2017 à 20:06. Cette concentration des pouvoirs, en même temps qu’elle nuit singulièrement à la bonne conduite des affaires, fonde “le despotisme de la majorité”[2]. NOM DE FICHIER: Tyrannie de la majorité.pdf. Il n'y a pas, à vrai dire, de gouvernement mixte (dans le sens qu'on donne a ce mot), parce que, dans chaque société, on finit par découvrir Les lois promulguées par le Parlement sont de portée générale et s'appliquent à tous sans exception[12]. Tyrannie de la minorité. Procès, exil, incarcération, confinement : ERTV s'est fixé comme mission Alexis de Tocqueville, De la démocratie en Amérique, IV, 6, 1840 Premier écueil : la tyrannie de la majorité Je regarde comme impie et détestable cette maxime, qu’en matière de gouvernement la majorité d’un peuple a le droit de toute faire, et pourtant je place dans les volontés de la majorité l’origine de … Lors de son voyage aux Etats-Unis, il a pu décrire la démocratie naissante. On remarque donc en lui une tendance habituelle qui le porte à réunir toute espèce d’autorité dans son sein. Ce que je reproche le plus au gouvernement démocratique, tel qu'on l'a organisé aux Etats-Unis, ce n'est pas, comme beaucoup de gens le prétendent en Europe, sa faiblesse, mais au contraire sa force irrésistible. soit, et je ne vois que Dieu qui puisse sans danger être tout-puissant, parce que sa sagesse et sa justice sont toujours égales à son Indice curieusement exercée au nom de la démocratie. La majorité dispose ainsi du pouvoir et dicte ses lois. (Deuxième Partie : Chapitre VII). N'oublions pas non plus qu'il a souvent existé plus de liberté culturelle et spirituelle sous un pouvoir autocratique que sous certaines démocraties, — et qu'il est au moins concevable que sous le gouvernement d'une majorité homogène et doctrinaire, la démocratie soit aussi tyrannique que la pire des dictatures. Je pense donc qu'il faut toujours placer quelque part un pouvoir Son exercice me parait au-dessus des forces de l'homme, quel qu'il Sont-ils devenus plus patients dans les obstacles en devenant plus forts ? Ils ont vu dans l'histoire un petit nombre d'hommes, ou même un seul, en possession d'un pouvoir immense, qui faisait beaucoup de mal ; mais leur courroux s'est dirigé contre les possesseurs du pouvoir, et non contre le pouvoir même. ». », « La domination du grand nombre par le petit nombre, nous l'appelons tyrannie : la domination du petit nombre par le grand nombre est tyrannie aussi, mais d'une nature moins intense[6]. Ce n'est pas que, pour conserver la liberté, je crois qu'on puisse mélanger plusieurs principes dans un même gouvernement, de manière à les opposer réellement l'un à l'autre. Prix de base 3 €. Les hommes en se réunissant, ont-ils changé de caractère ? Supposez encore que de deux races vivant ensemble – Celtes et Saxons par exemple, – la plus nombreuse décidât de faire des individus de l’autre race ses esclaves. Tocqueville s’en inquiète : les conséquences de cet état de choses sont funestes et dangereuses pour l’avenir 1. En d'autres mots, le principe du constitutionnalisme exige que les actes de gouvernement soient conformes à la Constitution. La constitutionnalisation de ces droits sert à garantir le respect et la protection qui leur sont dus. II n'y a pas donc sur la terre d'autorité si respectable en elle-même, ou revêtue d'un droit si sacré, que je voulusse laisser agir sans contrôle et dominer sans obstacles. Mais, dans les démocraties libérales (démocraties constitutionnelles), le Parlement (représentant le peuple) n'est pas omnipotent. Panarchy - Panarchie - Panarchia - Panarquia - Παναρχία - “汎統治主義 En démocratie, la crainte est toujours justifiée d’une « tyrannie de la majorité » [1]. Dans l'introduction d’Éloge de la liberté (1958) (ouvrage dans lequel se trouve la distinction de l'auteur entre la « liberté positive » et la « liberté négative »), Isaiah Berlin affirme : « Certains de mes critiques protestent avec indignation à l'idée qu'un homme puisse, en ce sens, avoir une plus grande liberté "négative" sous la férule d'un despote tolérant ou inefficace que sous une intraitable démocratie égalitariste. C'est ce que l'on nomme le paradoxe d'Olson. La Constitution lie tous les gouvernements, tant fédéral que provinciaux, y compris l'exécutif (Operation Dismantle Inc. c. La Reine, [1985] 1 R.C.S. Elles sont un contrepoids à la tyrannie de la majorité et l’individualisme. « La démocratie est essentiellement un moyen, un procédé utilitaire pour sauvegarder la paix intérieure et la liberté individuelle. L'erreur est venue de ce que, voyant sans cesse les intérêts des grands aux prises avec ceux du peuple, on n'a songé qu'à la lutte, au lieu de faire attention au résultat de cette lutte, qui était le point important. Obama, Tocqueville et la révolte de la minorité blanche . Son approche doit dailleurs beaucoup à la philosophie de Machiavel, d… Notre Cour a souligné plusieurs fois que, dans une large mesure, l'adoption de la Charte (Charte canadienne des droits et libertés) avait fait passer le système canadien de gouvernement de la suprématie parlementaire à la suprématie constitutionnelle. Mais si elle agit comme si la minorité n’existait pas, qu’elle en ignore absolument les intérêts et les avis, pire, qu’elle l’opprime, on est en présence d’une . TAILLE DU FICHIER: 4,32 MB. C'est pourquoi il demeure primordial de limiter le pouvoir du gouvernement sur les individus [...] Ainsi range-t-on aujourd'hui, dans les spéculations politiques, la tyrannie de la majorité au nombre de ces maux contre lesquels la société doit se protéger[7]. », « Mais la majorité elle-même n’est pas toute-puissante. », « Le pouvoir accordé aux tribunaux de se prononcer sur l’inconstitutionnalité des lois, forme encore une des plus puissantes barrières qu’on ait jamais élevée contre la tyrannie des assemblées politiques[4]. Une nation est comme un jury chargé de représenter la société universelle et d'appliquer la justice qui est sa loi. B. Roth- La solution apparente est un double coup de théâtre : la disparition inattendue de Lindbergh au milieu de sa présidence, le coup d’état de Wheeler. Avec des élections à la majorité des suffrages, les aspirations de la minorité … ». S'installe alors une sorte de servitude douce, la tyrannie d'une majorité - nécessairement oppressive à l'égard de la minorité - qui s'en remet à l'Etat tout-puissant, à charge pour lui d'étendre l'égalité des conditions et de veiller à la vie paisible et à la prospérité de chacun. Pour bien comprendre l'étendue et l'importance des principes de la primauté du droit et du constitutionnalisme, il est utile de reconnaître explicitement les raisons pour lesquelles une constitution est placée hors de la portée de la règle de la simple majorité. Selon Olson, plus les groupes sont grands plus ils sont confrontés au problème des passagers clandestins. Cependant, il existe une tyrannie de la majorité où la minorité n'est pas entendue comme elle devrait l'être. Mais assurément, Socrate aurait eu plus de liberté — d'expression et même d'action — si, comme Aristote, il avait fui Athènes et sa démocratie, au lieu d'en accepter les lois, bonnes et mauvaises, édictées et appliquées par lui et ses concitoyens. Celui-ci étant le pouvoir qui émane le plus directement du peuple, est aussi celui qui participe le plus de sa toute-puissance. Mais si de grandes violations de cette loi sont iniques, de plus petites le sont aussi. ». Il développe ainsi à travers des exemples : « Supposez un instant que, frappée de quelque panique malthusienne, une puissance législative représentant dûment l’opinion publique projetât d’ordonner que tous les enfants à naître durant les dix années futures soient noyés. Tyrannie de la majorité (Français) Relié – 25 avril 2018 de Alexis de Tocqueville (Avec la contribution de) 1,0 sur 5 étoiles 1 évaluation La démocratie est la loi de la majorité. La dernière modification de cette page a été faite le 31 octobre 2020 à 06:21. Mais c'est là un ». Personne pense-t-il qu’un tel acte législatif serait défendable ? social supérieur à tous les autres, mais je crois la liberté en péril lorsque ce pouvoir ne trouve devant lui aucun obstacle qui puisse retenir sa marche et lui donner le temps de se modérer lui-même. Obama réélu, l’Amérique est foutue. », « L'essence du constitutionnalisme au Canada est exprimée dans le par. », Influencé par Tocqueville, John Stuart Mill affirme dans son ouvrage De la liberté (1859), que « la tyrannie de la majorité » est l'un des maux contre lesquels la société doit se protéger. La tyrannie de la majorité réside ainsi dans l’oubli de l’intérêt général et la pénalisation de certaines parties de la population. De même, un homme peut se sentir étouffé dans une démocratie authentiquement et vigoureusement "participative" à cause des pressions sociales ou politiques qu'elle engendre et choisir de vivre sous un climat où il y a peut-être moins de participation à la vie publique, mais plus de place pour la vie privée, des formes d'organisation sociale moins dynamiques, moins grégaires, mais aussi moins de surveillance. Sinon, il y a quelque chose à quoi son autorité doit être subordonnée. L'auteur montre que l'égalité des conditions provoque l'atomisation du corps social et finit par engendrer le conformisme des moeurs et des opinions et installer une sorte de servitude douce, la tyrannie d'une majorité qui oppresse la minorité. Qu'est-ce donc qu'une majorité prise collectivement, sinon un individu qui a des opinions et le plus souvent 3- La tyrannie de la majorité : Ce qui caractérise en politique la Démocratie de l’Aristocratie, c’est que la première est fondée sur la volonté générale dont parle Rousseau. Mancur Olson développe dans son ouvrage Logique de l'action collective, la théorie que des intérêts mineurs denses seront au contraire surreprésentés face à une majorité diffuse. Ces limitations, que tous voudraient mettre à la volonté de la majorité, sont exactement les limitations fixées par cette loi. De la démocratie en Amérique - Alexis de Tocqueville (1840) - Le concept de tyrannie de la majorité; Les partis politiques - Maurice Duverger (1651) - Les dynamiques partisanes; Les aides aux tournages en Europe et en Amérique du Nord : une guerre pour augmenter l'attractivité du territoire et éviter la … Cette autorité ne peut avoir d'autre source. Le philosophe franco-suisse Benjamin Constant est l'un des premiers à mettre en avant ce risque dans ses Principes de politique (1806), tout en défendant la nécessité d'un régime représentatif : « L'erreur de ceux qui, de bonne foi dans leur amour de la liberté, ont accordé à la souveraineté du peuple un pouvoir sans bornes, vient de la manière dont se sont formées leurs idées en politique. ©Electre 2020 Je regarde comme impie et détestable cette maxime, qu'en matière de gouvernement la majorité d'un peuple a le droit de tout faire, et pourtant je place dans les volontés de la majorité l'origine de tous les pouvoirs. Premièrement, une constitution peut fournir une protection supplémentaire à des droits et libertés fondamentaux qui, sans elle, ne seraient pas hors d'atteinte de l'action gouvernementale. langage d'esclave. tous les hommes. Au-dessus d’elle, dans le monde moral, se trouvent l’humanité, la justice et la raison ; dans le monde politique, les droits acquis. On peut entendre par politiquement correct "le cercle de la pensée" tel que décrit par Tocqueville, ou l'empire moral de la majorité et la "tyrannie de l'opinion sociale", selon John Stuart Mill. Il y a des gens qui n'ont pas craint de dire qu'un peuple, dans les objets qui n'intéressaient que lui-même, ne pouvait sortir entièrement des limites de la justice et de la raison, et qu'ainsi on ne devait pas craindre de donner tout pouvoir à la majorité qui le représente. De sorte que, quelque insignifiante que soit la minorité et minime la transgression de ses droits qu’on se propose d’accomplir, aucune transgression de ce genre ne peut être permise[6]. ». Les intérêts de la minorité ne sont pas défendue, et parfois cette minorité est opprimée, et cette oppression est exercée au nom de la démocratie.5) Le despotisme démocratique. La Charte protège les minorités religieuses contre la menace de "tyrannie de la majorité" »[15]. Deuxièmement, une constitution peut chercher à garantir que des groupes minoritaires vulnérables bénéficient des institutions et des droits nécessaires pour préserver et promouvoir leur identité propre face aux tendances assimilatrices de la majorité »[14]. 3,00 ... Avis (2) Nous informons nos lecteurs qu'en raison de la nature immatérielle de cet article aucun remboursement ne pourra être demandé. La majorité reconnaît ces deux barrières, et s’il lui arrive de les franchir, c’est qu’elle a des passions, comme chaque homme, et que, semblable à eux, elle peut faire le mal en discernant le bien[3]. La Cour suprême du Canada précise : « La légitimité de nos lois repose aussi sur un appel aux valeurs morales dont beaucoup sont enchâssées dans notre structure constitutionnelle. Et ce qui me répugne le plus en Amérique, ce n'est pas l'extrême liberté qui y règne, c'est le peu de garantie qu'on y trouve contre la tyrannie. Trois raisons se chevauchent. L’autorité du plus grand nombre, en un tel cas, serait-elle valide ? Pour Tocqueville, il existe un empire de la majorité Les individus doivent se conformés à la majorité sinon ils risquent d'être marginalisés. La toute-puissance me semble en soi une chose mauvaise et dangereuse. affaires publiques. Lors donc que je vois accorder le droit et la faculté de tout faire à une puissance quelconque, qu'on appelle peuple ou roi, démocratie ou aristocratie, qu'on l'exerce dans une monarchie ou dans une république, je dis: là est le germe de la tyrannie, et je cherche à aller Sinon, il y a évidemment une limite au pouvoir d’une majorité. Dans son ouvrage De la démocratie en Amérique (1835), Alexis de Tocqueville traite du risque de la tyrannie de la majorité (ou « despotisme de la majorité »)[2]. 9 mins. AUTEUR: Alexis de Tocqueville Suis-je en contradiction avec moi-même? 52(1) de la Loi constitutionnelle de 1982 : « La Constitution du Canada est la loi suprême du Canada ; elle rend inopérantes les dispositions incompatibles de toute autre règle de droit ». Dans une démocratie, le peuple est souverain (suprématie ou souveraineté parlementaire)[10] et les décisions politiques (telles que l'adoption des lois) sont prises à la majorité conformément au principe démocratique[11]. Le philosophe franco-suisse Benjamin Constant est l'un des premiers à mettre en avant ce risque dans ses Principes de politique (1806), tout en défendant la nécessité d'un régime représentatif : Tocqueville y voit le risque de la tyrannie de la majorité au dépend de la minorité. Bonnal Nicolas. Un écrit magistral sur la tyrannie et le servilisme que la démocratie (c'est-à-dire la tyrannie de la majorité) entraîne partout et auprès de tout le monde. ou elle se dissout. Issue de "De la démocratie en Amérique", une analyse sur une des conséquences néfastes possibles de la démocratie. Le principe de la primauté du droit exige que les actes de gouvernement soient conformes au droit, dont la Constitution. pouvoir. La Constitution (considérée comme la loi suprême du pays) limite ses pouvoirs afin d'éviter qu'il en abuse (éviter « la tyrannie de la majorité ») et afin que soient préservées les valeurs constitutionnelles. Le jury, qui représente la société, doit-il avoir plus de puissance que la société elle-même DATE DE PUBLICATION: 2018-Apr-25. Sont-ils devenus plus patients dans les obstacles en devenant plus Malgré la déférence dont font généralement preuve les gouvernements démocratiques envers ces droits, il survient des occasions où la majorité peut être tentée de passer outre à des droits fondamentaux en vue d'accomplir plus efficacement et plus facilement certains objectifs collectifs. Cette loi, c'est la justice. Au lieu de le détruire, ils n'ont songé qu'à le déplacer[1]. Découvrez sur decitre.fr Tyrannie de la majorité par Alexis de Tocqueville - Collection Carnets de l'Herne - Librairie Decitre un principe d'action qui domine tous les autres. Quand une société en vient à avoir réellement un gouvernement mixte, c'est-à-dire également partagé entre des principes contraires, elle entre en révolution Wesh wesh les amis (lol) cette semaine on prend au sérieux l'affirmation de Jean-Marc Ayrault, et on demande à Tocqueville son petit avis. Dans l'arrêt R. c. Big M Drug Mart Ltd. (1985), le juge Dickson de la Cour suprême du Canada affirme (pour la majorité) : « Une majorité religieuse, ou l'état à sa demande, ne peut, pour des motifs religieux, imposer sa propre conception de ce qui est bon et vrai aux citoyens qui ne partagent pas le même point de vue. Pour moi je ne le saurais le croire; et le pouvoir de tout faire, La justice forme donc la borne du droit de chaque peuple. En tant que telle, elle n'est nullement infaillible. ». On s’en méfie, on les confond avec les sociétés secrètes, illégales. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Aussi Tocqueville est plus convaincant lorsqu’il montre que la majorité est comme un individu face à la minorité et que, puisqu’on admet la tyrannie d’un seul, il faut admettre la tyrannie de la majorité, ce qu’il a pu observer aux États-Unis vis-à-vis des esclaves noirs ou des amérindiens dépouillés de … Tyrannie de la majorité - Alexis de Tocqueville. " La tyrannie de la majorité est une conséquence indésirable de la démocratie par laquelle une majorité démocratique peut opprimer une minorité si la démocratie n'est pas accompagnée de la reconnaissance de certains droits pour protéger les minorités. Prix de soutien : 5 €, 10 €, 20 €, 50 € ou 100 €. Il affirme : « La volonté du peuple signifie en pratique la volonté du plus grand nombre [...] Il est donc possible que les « gens du peuple » soient tentés d'opprimer une partie des leurs ; aussi est-ce un abus de pouvoir dont il faut se prémunir au même titre qu'un autre. Nous nions le droit d’une majorité d’assassiner, d’asservir ou de voler, simplement parce que l’assassinat, l’asservissement et le vol sont des violations de cette loi, – violations trop flagrantes pour être négligées. Tyrannie de la majorite, De tocqueville alexis, L'herne. La tyrannie de la majorité est plus dangereuse encore intellectuellement que la répression brutale de l’inquisition ou des différentes formes de censure ; les dernières tentent d’empêcher la diffusion de ce qui est déjà conçu, la première empêche de concevoir. Les hommes, en se réunissant, ont-ils changé de caractère? Si la volonté du grand nombre ne peut annuler le premier principe de moralité en ces cas-là, non plus elle ne le peut en aucun autre. Or, si vous admettez qu'un homme revêtu de la toute-puissance peut en abuser contre ses adversaires, pourquoi n'admettez-vous pas la même chose pour une majorité? Ces remarques ont été reprises ultérieurement par le philosophe Friedrich Hayek, en particulier dans La Constitution de la liberté[8] (1960). Or, si vous admettez qu’un homme revêtu de la toute-puissance peut en abuser contre ses adversaires, pourquoi n’admettez-vous pas la même chose pour une majorité ? Elle vient de Tocqueville et porte sur la « tyrannie de la majorité ». A Gateway to Selected Documents and Web Sites. Il existe une loi générale qui a été faite ou du moins adoptée, non pas seulement par la majorité de tel ou tel peuple, mais par la majorité de Le gouvernement qu'on appelle mixte m'a toujours semblé une chimère. Or on assiste aujourd’hui à une autre forme d’asservissement : celle de l’espace public par les revendications identitaires de minorités, ou plutôt d’individus se considérant comme discriminés selon une dimension de leur être qu’ils affirment à la fois essentielle et minoritaire. Qu'est-ce donc une majorité prise collectivement sinon un individu qui a des opinions et le plus souvent des intérêts contraire à un autre individu qu'on nomme la minorité? Des milliers de livres avec la livraison chez vous en 1 jour ou en magasin avec -5% de réduction . La vidéo « Alain Soral – La tyrannie de la minorité » est disponible en VoD ! Résumé. Qu’est-ce donc que cette loi, sinon la loi de pure équité, – la loi d’égale liberté ? L'Angleterre du dernier siècle, qu'on a particulièrement citée comme exemple de ces sortes de gouvernements, était un État essentiellement aristocratique, bien qu'il se trouvât dans son sein de grands éléments de démocratie; car les lois et les moeurs y étaient ainsi établies que l'aristocratie devait toujours, à la longue, y prédominer et diriger à sa volonté les Elle réduit la minorité au silence et lui interdit le droit à la parole. A Gateway to Selected Documents and Web Sites, Tyrannie de la Majoritéextrait deDe la Démocratie en Amérique, vol I 441, à la p. 455). forts? C’est pour cela que Tocqueville utilisel’expression « tyrannie de la majorité ». Alexis-Henri-Charles Clérel, comte de Tocqueville, généralement appelé par convenance Alexis de Tocqueville, né à Paris le 29 juillet 1805, mort à Cannes le 16 avril 1859 [1], est un philosophe politique, politiste, précurseur de la sociologie et homme politique français.. Né dans une vieille famille de la noblesse de Normandie, il suit des études de droit et devient magistrat en 1827. Posté le décembre 01, 2012, 8:22 . Cela peut paraître inadmissible pour ceux qui considèrent qu'avoir peu de goût pour la chose publique ou la société est le signe d'un malaise ou d'une profonde aliénation, mais les tempéraments diffèrent, et trop d'enthousiasme pour des normes collectives peut conduire à l'intolérance et au mépris de la vie intérieure de chacun. Quelle majorité ? Dans Le Droit d'ignorer l'État (1850), Herbert Spencer pointe également ce problème : « Des superstitions politiques auxquelles il a été fait allusion précédemment, aucune n'est aussi universellement répandue que l'idée selon laquelle les majorités seraient toutes-puissantes. Un écrit magistral sur la tyrannie et le servilisme que la démocratie (c'est-à-dire la tyrannie de la majorité) entraîne partout et auprès de tout le monde. ... la tyrannie européenne les a rendus plus désordonnés et moins civilisés qu’ils n’étaient déjà. Son approche est totalement originale, passant dune philosophie normative qui prévalait chez les Classiques (Montesquieu, Rousseau ou les Grecs) à une approche descriptive et clinique de la démocratie. Dans l’intervalle, le compromis constitutionnel fondateur, qui avait pour but d’empêcher une tyrannie de la majorité, risque de déboucher sur une tyrannie de la minorité. Ainsi, lorsqu'un ensemble d'individus ont un intérêt en commun, mais sont inorganisés, il se peut qu'ils ne fassent rien.